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texte en cours de développement à partir du 13 nov 2005 Produire une synthèse qui ne dépassera jamais 10 000 signes a pour but de mettre à la disposition de celui qui découvre le problème un document actualisé résumant les faits dominants de ce dossier. Je le ferai évoluer quand des éléments nouveaux apparaîtront (documents inédits, rapports, livres etc). Au cours des dernières années du 19ème siècle, l'industrie commence à exploiter les propriétés exceptionnelles d'un produit naturel présent en grandes quantités dans de nombreux pays. Il suffit de concasser une roche et de la tamiser pour obtenir des fibres douces comme du coton. L'amiante est un minéral résistant au feu, à l'abrasion et à la rupture. Il permet de produire des isolants et des tissus ininflammables, des plaquettes de frein et surtout du fibro-ciment qui est un véritable ciment armé réduisant le poids des conduites en ciment (égouts) et des couvertures de grandes surfaces (bâtiments industriels, hangars agricoles). La première alerte sanitaire suit de près le début de l'usage industriel. Dès 1898 les premières atteintes pulmonaires sont décrites et en 1906, en France, un inspecteur du travail, M.Auribault décrit la surmortalité des travailleurs de l'amiante dans la région de Caen ((Bulletin de l’inspection du travail, 1906, p.120-132). Le mécanisme de la maladie n'est pas le cancer mais le développement d'une sclérose du tissu des poumons produit par l'inhalation de poussières (pneumoconiose), comparable à ce que la silice produit chez les mineurs (silicose). Le terme actuel pour désigner cette maladie est celui d'asbestose. La période allant du début du 20ème siècle à 1935 est marquée par la seule préoccupation de la prévention de l'asbestose, donc par la réduction de l'inhalation de poussières d'amiante par les travailleurs employés dans les usines utilisant l'amiante comme matière première. Cette préoccupation existera jusqu'à la fin de l'usage industriel de l'amiante, l'objectif étant de poursuivre, décennie après décennie les seuils d'empoussièrement, les études épidémiologiques prouvant que des faibles concentrations respirées pendant des décennies étaient capables de provoquer des atteintes de la fonction respiratoire. Le parallélisme avec la prévention de la silicose est manifeste, la protection a des principes simples, les lacunes et les retards concernent la lenteur de la définition des seuils acceptables et de leur abaissement progressif. En France, une protection qualitative existe dans la réglementation depuis |